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Taxing fortunes and assets is the right answer to the capitalists’ offensive

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by Parti Suisse du Travail  
 
 

Covid-19

(french version below)

The Covid-19 pandemic has paralysed much of the country, as it has done worldwide.
By international standards, although the national government was slow to take the measures required, Switzerland has overall not fared too badly. They lost a little time and applied half-measures with an appeal to individual responsibility, but ended up having to shut everything down.

The hospital system held up well, but we should point out that the quality of care was possible thanks to the staff who put in a lot of overtime. We should also add that in certain regions, the contribution made by cross-border workers was absolutely indispensable. We are currently in the same situation as other countries, and are seeing an increase in people infected with the virus, but measures have been delegated to the Cantons, with the exception of some very general recommendations from the federal government. Our country has also seen protests from those who are opposed to measures that limit our individual freedom.

Social consequences of the virus

During lockdown, many people lost their only source of income. Capitalism showed its face, and many men and women found themselves without enough money to live on. Even in a rich country like Switzerland, we could see, in Geneva and other cities, a thousand people queueing to get hold of food packages to survive.

Lockdown revealed the existence of massive hardship in Switzerland. According to Caritas, 660,000 people are under the poverty threshold, while 1 million live in precarious conditions and are at risk of falling into poverty. The Swiss Confederation and the Cantons took measures, but these did not cover everyone. More than one worker in four “benefited” from short-time working in March, corresponding to a 20% pay cut.

Employers quickly went on the offensive, and numerous workers were forced to give up paid holidays or compensate for the working time lost by doing extra hours. Compensation measures alleviated the effects of the crisis, but this is not set to last, with the Federal Council already starting to gradually dismantle them.

The Swiss Party of Labour

In May through its deputy, the Swiss Party of Labour tabled a motion proposing the introduction of a one-off tax of 2% on wealth and assets of over CHF 2 million. This would raise around CHF 17.5 billion to support workers, families and small businesses experiencing difficulties because of Covid-19. The money paid from this fund should be considered a contribution and not a loan.

Migration

The Swiss right (the Democratic Union of the Centre [DUC] first and foremost) preaches against foreigners, immigrants, refugees and the European Union. On 27 September, the Swiss people quite clearly rejected an initiative launched by the DUC called “For controlled immigration”, which directly targeted the bilateral agreements with the EU on the freedom of movement.

*** FR ***

La pandémie du Covid-19 a paralysé une bonne partie du pays, comme dans le monde entier. En comparaison internationale, bien que le gouvernement national a tardé à prendre des mesures qui s’imposaient, la Suisse ne s’en sort globalement pas si mal. On a perdu un peu de temps et on appliqué des demi-mesures avec l’appel de la responsabilité individuelle mais pour finir on a dû tout fermer.

Le système hospitalier a tenu le coup mais il est important souligner que la qualité des soins a été possible grâce au personnel qui a fait des horaires extraordinaires. Il faut aussi ajouter que dans certaines régions l’apport des travailleurs et travailleuses sanitaires frontaliers a été essentiel et indispensable. Actuellement, on est dans la même situation que les autres pays et on assiste à une augmentation des personnes touchées par le virus mais les dispositions sont déléguées aux cantons, sauf indications très générales par le gouvernement fédéral.
Chez nous aussi, il y a des manifestations de la part de celles et ceux qui s’opposent aux dispositions qui limitent nos libertés individuelles.

Conséquences sociales du virus 

Pendant le confinement beaucoup de personnes ont perdu leur unique source de revenue.
Le capitalisme a montré son visage et c’est ainsi que beaucoup de femmes et hommes se sont trouvés sans argent pour vivre. Aussi dans un pays riche comme la Suisse on a pu voir, comme à Genève et autres villes, un millier de personnes en queue pour recevoir un colis avec des aliments pour survivre.

Le confinement a ainsi révélé l’existence et la précarité massive en Suisse. Selon Caritas, 660.000 personnes sont sous le seuil de la pauvreté, 1 million vit dans la précarité et sous menace d’y tomber. La Confédération et les Cantons ont pris des mesures mais celles-ci ne touchent pas tout le monde. Plus que un travailleur ou travailleuse sur 4 a “bénéficié” du chômage partiel en mars, ce qui correspond à une perte de salaire du 20%.

L’offensive patronale ne s’est pas faite attendre et de nombreuses travailleuses et travailleurs ont été obligés de renoncer à des jours de vacance payés ou de compenser le temps de travail perdu par des heures supplémentaires. Les mesures de compensation ont atténué les effets de la crise mais ceci ne va durer longtemps car le Conseil fédéral commence déjà à les démanteler progressivement.

Le Parti Suisse du Travail

Le Parti Suisse du Travail a déposé au Parlement, le mois de mai par la voix de son député, la motion qui propose de introduire une impôt unique du 2% sur les fortunes et les patrimoines supérieurs aux 2 millions de francs suisses. Ceci permettrait de ressentir environ 17,5 milliard de francs pour soutenir les salariés et salariées, les familles, les petites entreprises en difficulté à cause du Covid-19. L’argent versé à partir de ce fonds devrait être considéré comme une contribution et non comme un prêt.

La migration

La Droite suisse (le parti Union Démocratique de Centre en première ligne) prêche contre les personnes étrangères, les immigrées et immigrés, les réfugiées et réfugiés et l’Union Européenne. Le 27 septembre dernier le peuple suisse a refusé assez nettement une initiative lancée par l’UDC. Cette initiative s’appelait “Pour une immigration contrôlée” et visait directement les accords bilatéraux avec la UE sur la libre circulation.