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Covid-19 shows us we need a complete transformation of the economy: sustainable, just and in the hands of the people.

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Economic recovery and social-ecological transformation

As an immediate measure, we need more investment in public services.

Firstly, we need to put an end to the austerity policies by completely abolishing the Stability and Growth Pact. Europe must leave this instrument behind, as it is used to impose austerity on public spending, thus undermining healthcare and other public services to the detriment of the population, who are now suffering the consequences of these policies in the coronavirus crisis. 

The European Central Bank (ECB) should be the instrument to guarantee the huge resources necessary to face the immense social, economic and medical emergency underway. The ECB’s money should be used to help the people to emerge from the medical health emergency and to combat the consequences of the crisis, not to maintain the rate of return on capital. The ECB must assume its responsibility for economic development and must take all the measures necessary to avoid financial speculation. It is a precondition to ensure that national actions can be coordinated and that a strong solidarity-based system will be established to deal with the coronavirus crisis. Both the ECB and national banks should be used to increase spending on social services and protection of the population.

Furthermore, the ECB must finance a European investment plan, capable of boosting employment and guaranteeing a change in the environmental and social model of production and the economy. We need a programme of productive reconstruction including the relocation of strategic industries. We demand a European Recovery Fund, financed through bonds issued by the Fund itself or by the European Investment Bank and acquired by the ECB. At the same time, the European Stability Mechanism (ESM), which represents an unnecessary and harmful way of intervening in the public budgets of the various European countries, should be abolished.

The German Constitutional Court questioned the competencies of both the ECB and the court of Luxemburg, and ignores the economic requirements we need for the European development. Its decision for us represents no more than the flip side of austerity and of the neoliberal project. It is functional to discourage and avoid solidarity actions, and to undermine the path to any project for a social Europe.

We propose a general moratorium of the public debts. Furthermore, we propose a European conference about the public debt and an open discussion about the criteria for the classification of debt.

This crisis of the COVID-19 shows that the market does not take care of the needs of the citizens at all. It is not even able of ensuring the minimum necessary for life. We want a relaunch of the public role, lost during the period of privatization, in all sectors: the credit system, strategic productions, research system and services. We need an economic model focused on public welfare, and the immense accumulation of capital by the few must be stopped. For the many, not just for the few!

Financing the increase in social spending and in investing in the transformation of industry, requires a policy of fiscal justice: we demand a new tax collection model that taxes large sources of capital and wealth, based on tax progressivity criteria, and ends tax havens inside and outside the EU. A tax on GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) and on NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber) is necessary.

The crisis provides sufficient reasons to question our socio-economic model and to radically change politics.  A change is needed also because we face enormous ecological challenges such as climate change, which have a very wide-ranging social impact. For the Left, the connection between ecological requirements and social needs is crucial. We need a green transition in industry, but we must also protect the workers and employees affected by this process. A “Just transition”, as promoted by the International Trade Union Confederation (ITUC), aims at combining ecological transition with social protection. We need a new industrial policy with new concepts of energy and mobility. We need a plan for the environmental and social reconversion of the economy that ensures full and good employment and protects everyone’s rights, starting from gender equality. From the point of view of the Left, a new industrial policy must include direct participation by the workers and, therefore, must be combined with economic democracy.

Relance économique et transformation sociale et écologique

Comme mesure immédiate, nous avons besoin de plus d’investissements dans les services publics.

D’emblée, il faut en finir avec les politiques d’austérité en abandonnant l’ensemble du pacte de stabilité et de croissance. L’Europe doit abandonner cet instrument, qui a été utilisé pour imposer l’austérité aux dépenses publiques, sapant en conséquence les soins de santé et les autres services publics au détriment de la population qui, de ce fait, souffre aujourd’hui de la crise du coronavirus.

La Banque centrale européenne (BCE) devrait être l’instrument pour garantir les énormes ressources nécessaires pour faire face à l’immense urgence sociale, économique et médicale actuelle. L’argent de la BCE devrait être utilisé pour aider les populations à sortir de l’urgence médicale et pour lutter contre les conséquences de la crise, et non pour maintenir le taux de rendement du capital. La BCE doit assumer sa responsabilité de développement de l’économique et prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter la spéculation financière. Il s’agit d’une condition préalable pour garantir la coordination des actions nationales et la mise en place d’un solide système de solidarité pour faire face à la crise du coronavirus. La BCE et les banques nationales devraient être utilisées pour augmenter les dépenses de services sociaux et de protection de la population.

Par ailleurs, la BCE doit financer un plan d’investissement européen, capable de dynamiser l’emploi et de garantir une évolution du modèle environnemental et social de production et de l’économie. Nous avons besoin d’un programme de reconstruction des capacités productives comprenant la relocalisation des industries stratégiques. Nous exigeons un Fonds européen de relance, financé par des obligations émises par le Fonds lui-même ou par la Banque européenne d’investissement et acquises par la BCE. Dans le même temps, le mécanisme européen de stabilité (MES), qui représente une manière inutile et nuisible d’intervention dans les budgets publics des différents pays européens, devrait être aboli.

La Cour Constitutionnelle allemande a remis en question les compétences de la BCE et de la Cour de justice de l’Union européenne et ignore les exigences économiques dont nous avons besoin pour le développement européen. Sa décision ne représente pour nous que le revers de l’austérité et du projet néolibéral. Elle a pour fonction de décourager et d’éviter les actions de solidarité et de saper la voie vers tout projet d’Europe sociale.

Nous proposons un moratoire général sur les dettes publiques. Par ailleurs, nous proposons une conférence européenne sur les dettes publiques, et une discussion ouverte sur les critères de classification de la dette.

Cette crise du COVID-19 montre que le marché ne répond pas du tout aux besoins des citoyens. Il n’est même pas en mesure d’assurer le minimum nécessaire à la vie. Nous voulons une relance du rôle public, perdu pendant la période de privatisation, dans tous les secteurs: le système de crédit, les productions stratégiques, le système de recherche et les services. Nous avons besoin d’un modèle économique axé sur le bien-être public, et l’immense accumulation de capital par quelques-uns doit être stoppée. Pour le plus grand nombre, pas seulement pour quelques-uns! (« For the many, not just for the few!).

Le financement de l’augmentation des dépenses sociales et l’investissement dans la transformation de l’industrie nécessitent une politique de justice fiscale: nous exigeons un nouveau modèle de collecte des impôts qui taxe les grandes sources de capital et de richesse, sur la base des critères de progressivité fiscale, et qui met fin aux paradis fiscaux à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE. Une taxe sur les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et sur NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber) est nécessaire.

La crise fournit des raisons suffisantes pour remettre en question notre modèle socio-économique et changer radicalement la politique. Un profond changement est nécessaire, parce que nous sommes confrontés à d’énormes défis écologiques tels que le changement climatique, qui a de graves conséquences sociales. Pour la Gauche, le lien entre les exigences écologiques et les besoins sociaux est crucial. Il faut une transition verte de l’industrie. Cependant, nous sommes aussi dans l’obligation de protéger les travailleurs et les salariés affectés par ce processus. Le concept de « transition juste » que promeut la Confédération Syndicale Internationale (CSI) combine la transition écologique et la protection sociale. Une nouvelle politique industrielle intégrant des concepts d’énergie et de mobilité innovants est nécessaire. Nous avons besoin d’un plan de reconversion environnementale et sociale de l’économie qui garantisse le plein et bon emploi et protège les droits de chacun, en commençant par l’égalité des sexes. Dans une perspective de gauche, une nouvelle politique industrielle doit inclure la participation directe des travailleurs et, de ce fait, aller de pair avec la démocratie économique.