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Greece: the great democratic wave against fascism

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by Lefteris Stokougeorgos, Mermber of the EL Executive Board for Syriza       
Photo: –
(version française ci-dessous)

The decision of the court on the Golden Dawn
First of all, we welcome the historic conviction of the Court for the members of the Nazi criminal organization Golden Dawn.

We also welcome the thousands of citizens who gathered outside the Court of Appeals to shout in favor of the victory of Democracy. The broad democratic wave that was formed, together with the thousands of other citizens who could not be there, is the real protective barrier of Democracy against fascism. It is now everyone’s responsibility not to allow the snake of Nazism to infect society and the political system again.

SITUATION IN GREECE
In Greece, the neoliberal government of New Democracy is implementing policies that increase social inequalities, reduce labor rights, attack the social state and democracy. The country is facing a multiple crisis.

1. Covid-19 crisis: it is getting worse every day, because the right government chose not to prepare seriously for the new wave of the pandemic. Although the media are 95 % friendly, they cannot hide their responsibilities. The country is facing a painful outbreak of cases and deaths and there is not enough staff in hospitals and ICU beds. Andreas Xanthos, MP and Head of Health of SYRIZA, considers that our country is on the verge of losing control over the management of the coronavirus pandemic and believes that Greece is near to the lockdown scenario. The answer must be primarily the reinforcement of public health but unfortunately, in the post-quarantine period, the government reduced public health standards and relaxed measures in order to restart the economy and tourism. A plan that completely failed, as expected!

2. Economic crisis: the economy collapsed in the second quarter for a recession record of 15,2%. The third quarter does not show encouraging data for the outlook of Greek economy. The Public Debt/GDP will arrive up to 205% and the unemployment rate has already returned at 17%. Greece, due to the austerity imposed by the government, is in risk of an annual deep recession of around 10% worsening with negative inflation. Deflation will slow down the growth course of the coming years and will increase the already high inequalities. And this recession came before the coronavirus and is due to the neoliberal policy of the New Democracy government.

SYRIZA submitted a proposal with 11 measures for the exit from the crisis with a new leading role of the state in the fields of Economy, Health, Education, Infrastructures. Measures also directed to support workers facing the unemployment spectrum, to support the long term unemployed, as well as to support SMEs.

Only a brave, different strategy as proposed by SYRIZA, can face the impending economic collapse.

3. Crisis of Democracy: the media try to silence the opposition, every different point of view is buried, whoever dares to criticize the virtual reality of the government narrative, is baptized irresponsible, populist and a liar. There are several demonstrations of school students and art workers against the government which face police brutality. Judges are being prosecuted for daring to investigate big scandals involving ruling party officials.

4. Social crisis: inequalities increase, the youth are baptized irresponsible and marginalized. Conspiracy theorists, denying science, are once again appearing. Anti-politics is emerging as a big danger and the attitude of the government encourages it.

5. Greek-Turkish crisis: Alexis Tsipras, in a letter to the European leadership and the progressive parties, suggested the resumption of Euro-Turkish relations with “an ambitious positive European agenda for Turkey, but also the adoption of a solid European sanctions mechanism”. That means that the EU, at the same time, should have decided on a mechanism of strong sanctions for Turkey in the event that it continues to violate the sovereign rights of Greece and Cyprus, but also offer to Turkey the prospect of a substantial positive agenda if international law is respected.

Erdogan does not have much respect for International Law – Turkey has not even signed the Agreement on the Law of the Sea – and invokes it “à la carte“.

*** FR ***

La décision de justice sur Aube dorée
Tout d’abord, nous nous félicitons de la condamnation historique par la justice des membres de l’organisation criminelle nazie Aube dorée.
Nous saluons également les milliers de citoyens qui se sont réunis en dehors de la Cour d’appel pour clamer leur soutien au triomphe de la démocratie. Sans oublier les milliers d’autres personnes qui n’ont pas pu y être présentes, le vaste élan démocratique qui s’est formé constitue le véritable rempart de la démocratie contre le fascisme. Il nous incombe désormais à nous tou·te·s de ne pas laisser le serpent nazi recontaminer la société et le système politique.

LA SITUATION EN GRÈCE
En Grèce, le gouvernement néolibéral de Nouvelle Démocratie applique actuellement des politiques qui creusent les inégalités sociales, affaiblissent les droits du travail et attaquent l’État social et la démocratie. Le pays est confronté à une crise plurielle.

1. La crise du Covid-19: Cette crise s’aggrave de jour en jour parce que le gouvernement de droite a choisi de ne pas se préparer de manière sérieuse à la nouvelle vague de pandémie. Bien que les médias lui soient favorables à 95 %, ils ne peuvent pas occulter leurs responsabilités. Le pays est confronté à une douloureuse multiplication des infections et des décès alors qu’il manque de personnel dans les hôpitaux ni de lits aux soins intensifs. Andreas Xanthos, député et responsable pour la santé à SYRIZA, considère que la Grèce est sur le point de perdre le contrôle sur la gestion de la pandémie de coronavirus. Il estime également qu’elle se rapproche d’un confinement. La réponse doit, avant tout, consister en un renforcement de la santé publique. Or, malheureusement, dans la période postérieure à la quarantaine, le gouvernement a assoupli les règles dans ce domaine, tout comme les mesures, et cela, afin de relancer l’économie et le tourisme. Comme on pouvait s’y attendre, ce plan est un échec cuisant !

2. La crise économique: Le deuxième trimestre a été marqué par l’effondrement de l’économie, avec un record de récession de 15,2 %. Les données du troisième trimestre ne sont pas encourageantes pour les perspectives économiques de la Grèce. Le ratio dette publique/PIB va grimper jusqu’à 205 % alors que le taux de chômage se retrouve déjà à 17 %. Compte tenu de l’austérité imposée par le gouvernement, le pays risque une terrible récession annuelle de l’ordre de 10 %, aggravée par une inflation négative. La déflation ralentira la trajectoire de croissance des prochaines années et creusera les inégalités, qui étaient déjà marquées. De plus, cette récession est intervenue avant le coronavirus et est le produit de la politique néolibérale du gouvernement de Nouvelle Démocratie.

SYRIZA a présenté une proposition comportant 11 mesures de sortie de crise, dont un nouveau rôle actif de l’État dans les domaines de l’économie, de la santé, de l’éducation et des infrastructures. Il en prévoit également d’autres pour soutenir les travailleurs menacés par le spectre du chômage, les chômeurs de longue durée et les petites et moyennes entreprises (PME).

Seule une stratégie audacieuse et différente, telle que celle mise sur la table par SYRIZA, permettra de lutter contre l’effondrement imminent de l’économie.

3. La crise de la démocratie: Les médias s’efforcent de réduire l’opposition au silence. Chaque point de vue divergent est étouffé et ceux qui osent critiquer la réalité virtuelle dont est empreint le discours du gouvernement sont qualifiés d’irresponsables, de populistes et de menteurs. Plusieurs manifestations contre le gouvernement sont menées par les étudiants et les travailleurs du secteur de l’art et se heurtent aux brutalités policières. Des juges sont poursuivis pour avoir eu l’audace d’enquêter sur de grands scandales impliquant des responsables du parti au pouvoir.

4. La crise sociale: Les inégalités progressent et les jeunes sont marginalisés et qualifiés d’irresponsables. Les théoriciens du complot, qui réfutent la science, refont leur apparition. Actuellement, l’anti-politique constitue un danger émergent majeur, d’ailleurs encouragé par l’attitude du gouvernement.

5. La crise entre la Grèce et la Turquie: Dans un courrier adressé aux dirigeants européens et aux partis progressistes, Alexis Tsipras a proposé la reprise des relations entre l’Europe et la Turquie, assortie d’« un ambitieux programme européen positif pour la Turquie, ainsi que de l’adoption d’un solide mécanisme européen de sanctions ». En d’autres termes, l’UE aurait dû se prononcer sur un tel mécanisme de sanctions sévères contre la Turquie face à toute poursuite de la violation des droits souverains de la Grèce et de Chypre, tout en lui offrant la perspective d’un programme positif et de grande ampleur en cas de respect du droit international.

Erdogan a peu d’égards pour le droit international, qu’il invoque à la carte. D’ailleurs, la Turquie n’a même pas signé la convention sur le droit de la mer.